Human to Computer to Computer to Human to RATP (with a big rapport)
J’ai écris il y a quelques jours un article qui parle des bulles du métro de Paris. Rien de bien méchant (je trouve), mais j’ai sans le savoir écris un mot sur Internet qui a déclenché sur quelques ordinateurs les alarmes et gyrophares rouges.
En regardant les statistiques du bolog d’un peu plus près je m’aperçois rapidement dans les sources de trafic que la RATP est gentiment venue me voir. Je trouve ça sympathique de leur part, et ça à peut-être permis de nettoyer quelques vitres et d’enlever quelques autocollants pirates au passage.
En regardant encore plus près je me rends compte que les deux URLs de référence sont des Intranets bouclés dont l’accès est réservé. Je fais une recherche sur le net pour finalement trouver que Human to Human est une agence de veille d’opinion en ligne qui à comme client la RATP. Ça sert à quoi ? Ça sert à scruter le web pour tout connaître sur les « préoccupations et les attentes du public ». Une sorte de Big Brother non gouvernemental au service des marques.
Ok, ils ont le droit, le Net sert à ça, à écrire et à lire, chacun son coté. Mais ma drôle de question est maintenant : Que pense les internautes de savoir que dès que vous parlez de la RATP sur le net vous êtes épié, scruté, décortiqué par des experts et que la sémantiques de votre article est analysée afin de déceler je ne sais pas trop quoi ? Cela ne pourrait-il pas finalement donner une mauvaise image de la marque ? Mince alors…
Et moi qui ai osé, que va-t-il m’arriver ? Et ce nouvel article qui va tomber dans les mains de la veille de l’agence HtoH dans moins de deux jours… Sera-t-il lui aussi intégré à l’Intranet sécurisé de HtoH pour la RATP ? C’est grave ou pas ? J’ai un peu peur pour mon avenir…


Me voilà rassuré. J’espérais que cette veille était positive, mais sans l’écrire, en espérant un commentaire. Pour moi cette prestation doit servir de grande oreille au service du client de la marque, sans apporter son lot de restriction. C’est visiblement ce qui se passe. La chose la plus impressionnante pour moi c’est la rapidité des échanges d’informations. Posté sur le net, un article d’un blog quelconque (comme le mien, mais bien référencé je suppose, et si on se sert des alertes Google par exemple) peut être lu et étudié en moins de 3 heures. J’adore cette réactivité du Net qui donne à la liberté d’expression la puissance de cette nouvelle visibilité pour qui veut s’exprimer. Le but d’un blogeur étant d’être lu, maintenant je sais que ça fonctionne